Conjoncture : la restauration hors domicile touchée de plein fouet

La crise opère de nombreux changements chez les consommateurs, moins prompts à se restaurer en dehors de chez eux. Comment cela se traduit-il concrètement, et que peuvent faire les acteurs de la restauration pour faire face à cette baisse ? Réponse dans cet article de Pascale Grelot-Girard, Directrice Innovation et Compréhension des Marchés, Consumer.

Crise et budget courses alimentaires

On le vérifie tous les mois, les indicateurs économiques du pays sont dans le rouge : très faible croissance du PIB, augmentation du taux de chômage, etc. A quoi s’ajoutent un moral en berne chez les consommateurs et le sentiment majoritaire pour 47% d’entre eux que leur budget courses alimentaires a augmenté dans les 12 derniers mois, 38% le percevant stable et 15% en diminution.

Conséquence : les arbitrages de consommation affectent la fréquence de sortie dans les cafés, bars, restaurants, ainsi que le budget consacré à ces dépenses. Ainsi, au cours des 12 derniers mois, 46% des Français déclarent avoir été moins souvent dans des cafés, bars et restaurants contre 28% aussi souvent, 6% davantage et 19% qui déclarent ne pas avoir fréquenté ce type d’établissements. En termes de budget alloué à ces sorties, un peu plus d’un consommateur sur 2 déclare avoir baissé son budget, 32% l’avoir maintenu et 15% l’avoir augmenté.

Des pistes pour résister

Pour endiguer cette baisse de fréquentation, les acteurs de la restauration hors domicile doivent redoubler d’efforts et innover plus que jamais pour maintenir l’attractivité des consommateurs à leur égard. Parmi les pistes envisageables : renforcer la qualité des mets et des plats proposés, renouveler davantage les offres, proposer des menus à des prix malins et optimiser l’expérience clients.

Source : TNS Sofres avril 2014 – Echantillon national représentatif d’individus âgés 15 ans et plus interrogés on line.

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