Plus COM’ avant !
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Guénaëlle Gault, Directrice au sein de la Business Team Stratégies d’opinion, décrit à quel point la donne a changé avec les transformations médiatiques liées au 2.0. Après une longue stabilité dans le monde de la communication, il faut faire face à cette (r)évolution… 

La fin d’une époque…

Soumis à des forces de transformation multiples, le monde de la communication est à un moment crucial de son évolution, aux prémices d’indispensables (r)évolutions. Nous vivons la fin d’une époque. Une fin assez brutale mais ô combien stimulante !

Les métiers du marketing et de la communication sortent d’une assez longue période de stabilité au cours de laquelle l’offre rencontrait la demande de manière plutôt harmonieuse. Cette rencontre se faisait autour de besoins clairement exprimés, de techniques en évolution lente mais sans bouleversement, d’« experts » disposant d’outils similaires, de formations et de parcours identiques, de silos bien définis dans les organisations (marketing, corporate, interne…).

En quelques années, dans un mouvement d’une rapidité incroyable, des transformations économiques, technologiques et sociétales se sont cristallisées pour fabriquer un nouvel écosystème de relations, d’interactions et de transactions. Entre individus, consommateurs, citoyens et salariés. Entre ces derniers et les entreprises, les institutions, les pouvoirs publics. A propos des entreprises, des institutions, des pouvoirs publics.

Du mass media au social media

Le glissement s’est accéléré d’une structuration sociale simple, verticale, avec pour centre de gravité les institutions, vers une structuration sociale complexe, plus horizontale, avec pour centre de gravité l’individu ou les nouveaux groupes, connectés autour d’intérêts partagés. Le basculement est rapide : d’un espace d’information et de communication top-down, puissant, maîtrisé (mass-media), à un espace d’information et de communication défini en réseaux qui disperse les points de distribution, d’émission, de réception, de relais, de rebond, d’amplification (social media). Pour le monde de la communication, c’est une révolution. Une fondamentale redistribution des rôles qui est aussi une recomposition des pouvoirs.

« Nous courons à la catastrophe et c’est une excellente nouvelle ! », pour reprendre les mots du psychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik. Nous sommes en effet face à l’obligation de marquer une césure, écrire une nouvelle strophe de l’histoire de la communication…

Une nouvelle bataille s’engage, elle sera culturelle, elle se jouera sur l’engagement. Celle de ses cibles et parties prenantes dont il faut accepter la montée en puissance et avec lesquelles il convient de « co-llaborer » (travail avec) plus étroitement. Mais aussi celle qui consiste à réaffirmer, de façon bien plus ferme, cohérente et transparente, son propre engagement : le sens de son action, sa vocation et sa raison d’être.

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