EURO qui, comme Ulysse…

Le 10 juin 2016, le Stade de France accueillera le premier match de l’EURO. L’occasion pour la France de recevoir pour la troisième fois de son histoire (un record !) une des compétitions reines du football mondial. L’occasion, aussi, de (re)devenir le temps d’un été l’un des épicentres de la planète.

18 ans après les deux coups de tête victorieux d’un Zidane devenu national, ce sera donc la première fois que la France recevra un événement sportif d’une telle envergure avant, peut-être, d’accueillir les Jeux Olympiques et l’Exposition Universelle dans une dizaine d’années.

Bien sûr, à plusieurs mois du coup d’envoi, cette compétition n’est pas encore complètement inscrite à l’agenda des Français. Dans un contexte socio-économique tendu, les priorités sont tout autres. Dans le même temps, la page « grève de Knysna » n’a pas encore été complètement tournée. Pourtant, les Français ne s’y trompent pas. Organiser une telle compétition n’est pas anodin et dépasse le seul intérêt “sportif” : elle sera l’occasion d’augmenter le rayonnement international de la France (66%) et représentera aussi un atout économique (68%).

L’EURO 2016 constituera un moment de partage

Mieux, pour trois Français sur quatre (75%), l’EURO 2016 constituera un moment de partage. Signe que dans une société fragmentée, faisant la part belle à l’individu et aux communautés, ce type d’événement rassembleur, permettant « d’aller au-delà » est plus que jamais valorisé. En juillet 2014 déjà, ils voyaient la victoire de l’équipe de France dans cette compétition comme un moyen de rêver ensemble.

Cet événement se positionne comme une source d’inspiration, pour une envie, celle d’y croire et d’être heureux ensemble. Les Français le savent, ce ne sera pas la réponse à tous leurs maux. Pourtant, une partie d’entre eux semble déjà projeter dans cette compétition une occasion de vivre la France autrement. Mais, revers de la médaille, l’EURO devient ainsi vecteur d’attentes extrêmement fortes, tant pour les joueurs que pour les organisateurs. Des attentes dont les racines se trouvent dans cette période difficile, bien sûr, mais également dans cette France 98 victorieuse dont le souvenir, s’il n’est pas pour autant fantasmé, est au moins idéalisé par une partie des Français…

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