S’inspirer des AMAP pour innover et conserver ses jeunes clients
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Alice Martin, Consultante Consumer de TNS Sofres, explique comment le modèle des AMAP s’est transformé en un mode alternatif de consommation collaborative qui répond parfaitement aux attentes des jeunes, notamment des Millenials.

Les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), même si peu connues sous leur nom d’origine, font désormais partie du paysage alimentaire français. Ou plutôt leurs caractéristiques ! Car même si les AMAP sont des partenariats de moyen terme (de 3 à 12 mois) entre producteurs et consommateurs, régis par de nombreuses règles, elles sont des précurseurs, répondant à des tendances de consommation qui n’ont fait que se développer.

Qui n’a jamais entendu parler de circuits courts ou de locavorisme ? Qui n’a jamais été convié à un dimanche dans un marché fermier ou à un après-midi cueillette à la campagne ? Qui n’a jamais vu la tête d’un agriculteur sur son pot de yaourt ? Ce sont bien les valeurs et le mode de fonctionnement défendus par les AMAP depuis leur création.

A l’origine, les motivations des consommateurs associés relevaient d’une position de révolte (vis-à-vis de la sur-consommation ou de l’exploitation des agriculteurs). Mais le fonctionnement AMAP s’est vite transformé en modèle alternatif dont certaines caractéristiques répondent parfaitement aux problématiques contemporaines, et notamment aux envies des jeunes consommateurs.

Ainsi, les circuits courts sont aujourd’hui bien installés en France. 27%* des Français en ont déjà fréquenté un (16% directement à l’exploitation ou à la ferme, 9% dans un magasin / une coopérative de plusieurs agriculteurs, 3% via une AMAP). Et cette nouvelle donne gagne tous les échelons de la chaîne alimentaire : photos et description des producteurs sur les packagings, marques de distributeurs locales (« Le meilleur d’ici » chez Casino), rayons « terroir », paniers de fruits et légumes livrés directement chez soi (PotagerCity.fr, LeCampanier.com), nombreux sites et applications de mises en relation entre consommateurs et producteurs (La Ruche qui dit oui, MesCarottes.com).

Loin d’être marginaux, ces nouveaux arguments utilisés aussi bien par la grande consommation (distributeurs et producteurs) que par les PME et les start-ups, sont aujourd’hui clés pour capter une jeune population toujours plus au fait des enjeux contemporains et intransigeante envers tout faux-pas et en quête de sens au travers de sa consommation.

* Source : TNS Food 360™ pour le SIAL 2014. Échantillon de 1007 personnes.

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