Le marché du bio : bien, mais peut mieux faire

Pascale Grelot Girard, Directrice innovation et Compréhension des marchés, Consumer, expose dans son article les différents enjeux liés à la consommation de produits bio. S’agissant de la confiance, des habitudes et de la connaissance des produits : quelle est la posture des Français vis-à-vis du bio ? Et que peuvent faire les acteurs du bio pour améliorer les résultats actuels ? 

Un marché en phase de consolidation

bio-chiffres-2014Au 3e rang mondial derrière l’Allemagne et les États-Unis, le marché du bio en France, après des années de croissance à 2 chiffres, est en phase de consolidation (+8% en 2013).

En matière d’alimentation, les consommateurs sont tiraillés entre la recherche du plaisir, d’une alimentation équilibrée et saine, et la perte de confiance dans la qualité des produits alimentaires. Un contexte favorable au bio !

Mais les niveaux de prix du bio ne sont pas toujours perçus comme justifiés et les exigences de transparence et d’éthique s’appliquent aussi au bio. Or elles ne vont pas de soi : le niveau de confiance progresse mais reste à consolider. Ainsi, si 84% des acheteurs de bio ont confiance dans la qualité de ces produits (+14 points par rapport à 2011), ce taux de confiance tombe à 34% seulement auprès des non-acheteurs. Qui sont 55% à ne pas accorder leur confiance aux produits bio *.

Par ailleurs, on dénombre beaucoup d’acheteurs très occasionnels, qui n’achètent que peu de catégories différentes et ont un niveau de connaissance du bio qui reste très limité.

Le marché du bio est donc confronté à 2 enjeux majeurs pour s’assurer une croissance durable : poursuivre la conquête de nouveaux acheteurs en renforçant son attractivité et le niveau de connaissance des non-consommateurs ; enrichir le panier moyen en augmentant la diversité des catégories achetées et la fréquence d’achat.

Quelles pistes d’actions pour les acteurs du bio en France ?

  • Associer le bio à des promesses de plaisir, de gourmandise, d’authenticité, de naturalité et de simplicité. Ne pas oublier d’évoquer la variété des saveurs, ou d’en localiser la production. Enfin, les bienfaits en termes de santé et écologie sont partie des basiques.
  • Apporter les preuves argumentées des bienfaits des produits bios et verts sur la santé et de leur supériorité en termes de qualité
  • Accompagner et éduquer le consommateur avec des messages clairs ; améliorer la connaissance des produits en facilitant leur utilisation (fiches de cuisine/recettes…)
  • Améliorer l’accès aux produits bios en termes de circuits de distribution (Drive Bio, circuits courts, bio online) et également en termes de facilité d’accès et de repérage en magasin.

* Étude TNS Sofres, échantillon national représentatif de 1000 individus 15 ans et plus interviewés en face à face à domicile en octobre 2013

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