France : le modèle alimentaire tient toujours

Dans cet article, Pascale Grelot-Girard, directrice Innovation et Compréhension des Marchés, Consumer, vous propose un panorama de la position des consommateurs de plusieurs pays vis-à-vis de leur alimentation. Les pays (ou zones géographiques) passés au crible à l’occasion de cette étude Food 360 sont les suivants : France, Allemagne, Espagne, Royaume Uni, Etats Unis d’Amérique, Chine, Russie, Brésil, Moyen Orient. L’étude apporte un éclairage en termes de comportements à l’égard de la prise des repas, de leur perception, de leur alimentation et de leur santé. Qu’est-ce qui caractérise la consommation alimentaire à la française ? Quels sont les thèmes les plus importants aux yeux des consommateurs ? Quelles sont les attentes des consommateurs ? A partir de l’étude Food 360 de TNS Sofres, état des lieux de l’alimentation à la française.

Des habitudes plutôt stables dans le temps

Avec le plus faible nombre de prises alimentaires par jour (3,6) essentiellement au moment des repas (2,8), les Français sont ceux qui mangent le moins entre les repas. Les Français sont particulièrement attachés à leur alimentation et expriment de nombreuses attentes liées au plaisir, à la convivialité, à une alimentation saine, équilibrée et variée.

Un budget alloué à l’alimentation perçu comme augmentant

Malgré une inflation relativement faible, le contexte économique difficile et la tension sur les dépenses induisent la perception d’un budget alimentaire en augmentation pour un peu moins de 50% d’entre eux. Cette perception accroît la prépondérance accordée au prix et l’attention portée aux promotions, ainsi que le fait de renoncer à acheter certains produits alimentaires du fait de leurs prix. Autre conséquence, le recours plus intensif à la cuisine faite maison et davantage de reconversion des restes.

La qualité au cœur des méfiances

Autre point de vigilance, la baisse constante du niveau de confiance dans la qualité des produits alimentaires : seulement 76% des Français se déclarent confiants (dont seulement 6% de totalement confiants) et 24% ne sont pas confiants. Ce niveau de confiance a perdu 8 points entre 2012 et 2014 et a davantage touché les jeunes. Conséquences de la pression sur le budget mais aussi d’une érosion continue de la confiance dans la qualité des produits, on observe une hausse de l’auto-production et un recours significatif à la vente directe.

Et une exigence toujours plus élevée

En termes d’attitudes, les Français sont plutôt ouverts aux innovations alimentaires. Ainsi, 6 sur 10 aiment découvrir de nouveaux produits alimentaires. L’attention portée à l’origine/la provenance des produits consommés reste élevée, de même que l’intérêt pour des produits alimentaires simples/pas trop transformés. La sensibilité des Français à l’égard de produits alimentaires durables continue de croître, avec le gaspillage alimentaire comme thématique phare.

Share

There are no comments.

Add a comment

*Mandatory fields