De nouvelles études grâce au smartphone !

Quel est l’objet que vous avez systématiquement avec vous ? Dans une poche, un sac, voire de plus en plus souvent à la main à tout moment de la journée ? Votre smartphone, bien sûr ! Plus qu’un objet, beaucoup plus qu’un téléphone, un véritable assistant ! Dans ce contexte, faire du smartphone un outil de recueil dans nos études est devenu une évidence, d’autant que s’il permet de mener des études classiques, il élargit également le champ des possibles.

C’est ainsi que nous avons testé avec FDJ un dispositif de suivi des comportements d’achat de jeu de hasard, dans l’objectif de mieux connaître les actes d’achat.

Pour cela, nous avons recruté un échantillon de joueurs de jeux de hasard, équipés d’un smartphone sur lequel ils ont téléchargé une application. Pendant 5 semaines, à chaque achat d’un jeu d’argent, ils ont répondu via l’application à 2 questions et photographié chaque ticket de jeu acheté.

Quelles sont les règles d’or pour ce type de dispositif ?

Tout d’abord, constituer un échantillon engagé, des personnes qui feront vraiment ce qu’on leur demande, sur toute la durée de l’étude. Etre engagé vis-à-vis de TNS Sofres et/ou vis-à-vis du client n’entraîne pas systématiquement un biais d’échantillonnage, que nous pouvions contrôler par ailleurs sur de nombreuses variables. A l’inverse, cela permet de stabiliser l’échantillon sur la durée, véritable enjeu dans cette étude, puisque nous avions besoin de faire des analyses sur plusieurs périodes d’achat.

Il faut ensuite créer une possibilité d’échanges avec les participants, ce qui les fidélise et garantit la qualité des informations. Nous avons ainsi réalisé 3 points téléphoniques avec chacun sur toute la durée de l’étude. D’un point de vue technique, il ne faut pas négliger les freins qui existent encore chez certaines personnes pour installer une appli sur leur smartphone, que ce soit par méfiance ou par appréhension (trop complexe à installer ou à utiliser).

Autre point : il faut créer une appli facile à utiliser, qui ne prenne pas trop de mémoire, avec des explications intégrées dans l’appli, consultables à la demande. Par ailleurs, les sessions d’utilisation de l’appli doivent être très courtes, a fortiori lorsqu’elles se déroulent dans le point de vente comme dans le cas de notre étude.

La prise de photo est très bien perçue par les panélistes, ce qui ouvre des perspectives. Ici, il s’agissait d’une information clé pour l’étude, donc non optionnelle, mais on peut imaginer beaucoup d’autres dispositifs d’études pour lesquels la photo devient un élément additionnel qui donne davantage de valeur à la réponse de l’interviewé (par exemple pour illustrer l’aménagement d’un point de vente, la propreté d’un lieu, la façon d’utiliser tel ou tel équipement…). En revanche, la qualité des photos n’est pas toujours au rendez-vous…

Enfin, dernier point, loin d’être un détail : prévoir un message automatique, comme dans une boite e-mail, à l’attention de l’interviewé pour accuser réception des informations. En l’absence de ce type de réponse, les participants à l’étude se sentent dans le doute et se demandent s’ils ont « bien fait ».

Au total, cette première étape, qui avait pour objectif de préparer la mise en place d’un dispositif de plus grande envergure, a permis de tester des aspects essentiels de la méthodologie, tels que le mode de recrutement, le mode de recueil, les fréquences d’échanges avec les panélistes… et de nous forger une conviction sur la façon de lancer le dispositif de manière pérenne. Cette première étape a également apporté des premiers enseignements pertinents sur les paniers d’achat, leur constitution, leur fréquence. Autant d’éléments tout à fait prometteurs !

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