On et offline : une dichotomie désormais obsolète ? 1/3

En très peu de temps, les usages numériques sont entrés dans les habitudes de vie des citoyens et des consommateurs du monde entier. Les logiques du digital ont percuté tout le reste et imposent de s’adapter à une nouvelle façon de concevoir l’ensemble des relations et transactions depuis les organisations, le management, les canaux et formats de communication jusqu’aux modèles de distribution…

Les citoyens et consommateurs naviguent dans de multiples réseaux, adoptent de nouveaux devices, de nouveaux comportements. Plus formés, informés, davantage acteurs, ils n’en ont pas pour autant moins de besoins, moins d’attentes, moins d’envies d’interagir avec les institutions et les marques.

L’écosystème est devenu complexe. Plus que jamais il est donc nécessaire de bien saisir le type de relation et interaction auquel les citoyens et consommateurs sont prêts. Comprendre les schémas précis auxquels répondent leurs comportements. Par cible, par secteur, par produit… Et pas seulement comprendre la façon dont la technologie transforme le quotidien de ces citoyens mais être capable de saisir les nouvelles opportunités de cet environnement. Voici, tirés de notre grande enquête Connected Life*, quelques enseignements qui disent déjà les règles de ce nouveau jeu et tracent la voie des transformations à venir.

Anticiper sur une spirale technologique qui ne s’arrêtera pas

Le fait le plus marquant, dès lors que l’on envisage le nouvel écosystème digital aujourd’hui, est le rythme d’adoption des innovations qui n’a de cesse de s’accélérer. Et les usages et comportements qui se transforment toujours plus rapidement.

Ainsi, il y a une quarantaine d’années, deux ans après leur lancement, 18 millions d’ordinateurs personnels avaient été vendus. En 2014, pas moins de 10 millions d’Iphone 6 se sont arrachés… en l’espace de seulement 3 jours ! Un exploit qui aurait été impensable une décennie plus tôt.

Cette avidité des consommateurs vis-à-vis des technologies rencontre une offre elle-même toujours plus abondante. Les opérateurs optimisent l’infrastructure, proposent des connexions toujours moins chères et toujours plus puissantes. Les fabricants mettent au point toujours plus de nouveaux produits, nouveaux appareils, des écrans plus performants, plus larges, plus confortables.

Ce n’est pas un hasard, par exemple, si Mozilla s’est associé au fabricant chinois Spreadtrum Communications et aux sociétés indiennes Intex and Spice. Ce rapprochement de marques occidentales et de fabricants locaux a accouché du smartphone à 25 dollars, le moins cher du monde. Une baisse du coût d’accès à cet appareil qui ouvre aujourd’hui la voie à une véritable révolution de la consommation digitale sur des marchés émergents qui en étaient jusqu’ici exclus.

La profusion, le foisonnement et la rapidité de création et de diffusion des inventions ne sont pas près de s’arrêter. Les cadeaux de Noël 2014 diffèrent des écrans plats, smartphones et tablettes des deux dernières années, devenus depuis monnaies courantes : ce sont désormais les montres connectées, les mini-drones ou bracelets connectés qui sont à l’affiche… Et le rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective consacré à Internet estime ainsi, que d’ici 2020, 50 milliards d’objets “intelligents” connectés pourraient voir le jour. Bref, d’ici peu, chaque accessoire de la vie quotidienne sera raccordé au Net.

S’adapter à un monde qui devient mobile centric

Et au centre de cette vie connectée se trouvera… le smartphone. Ce fameux “téléphone intelligent” au sens littéral, va de plus en plus constituer le lien entre les objets connectés et le nuage informatique pour devenir le véritable hub de ce nouvel écosystème et se positionner au cœur de l’expérience digitale.

Nous ne le réalisons pas encore très bien en Europe car, outre les consommateurs, fabricants et opérateurs que nous venons d’évoquer, il existe encore un autre facteur de poids dans la diffusion des outils et l’adoption de nouveaux comportements : l’héritage technologique. Or dans la plupart des pays occidentaux, notre héritage est celui de l’ordinateur fixe ou portable. C’est particulièrement le cas en France qui, rappelons-le, a mis du temps à basculer sur Internet tant le minitel occupait une place de choix dans nos foyers.

Or le monde devient mobile centric et, en matière de connexion, les derniers pourraient bien être les premiers. C’est le cas des marchés émergents comme l’Afrique où les consommateurs ne peuvent accéder à plusieurs devices et se concentrent sur le mobile par nécessité.

* Connected Life est une enquête réalisée par le groupe TNS qui couvre les utilisateurs réguliers d’Internet dans 50 marchés à travers le monde et plus d’une trentaine de catégories. Connected Life offre la possibilité d’une personnalisation des analyses, rapports ou présentations en termes de marchés, cibles ou catégories permettant de faire ressortir des opportunités très opérationnelles pour les marques.

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