Assez de nat rep, vive le social rep !
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nat rep : échantillon national représentatif
social rep : échantillon social représentatif

Au-delà des défis qu’elle génère, la révolution numérique nous oblige, nous, experts en études de marché, à réviser nos classiques – notamment, l’un d’entre eux, la sacro-sainte quête de l’échantillon national représentatif. Souvent investis de la lourde responsabilité de rendre compte de l’avis de la population, nous prenons à cœur de cerner les critères de sélection de l’échantillon pour garantir sa représentativité. Une quête qui perdure pour certaines études.

Mais force est de constater qu’auprès de nombreux annonceurs, le centre de gravité s’est déplacé vers la sphère du social media. Et là, très vite, le réflexe a consisté à questionner la représentativité de ces conversations sociales ! Sont-elles représentatives de ce que pense la fameuse madame Michu ? Non, bien sûr que non ! Mais, au fond, est-ce si grave ? Là encore, non ! A l’ère d’un marketing de plus en plus ciblé, nous privilégions la capacité à rendre compte du contenu des conversations au sein de communautés plus ou moins importantes en taille, mais potentiellement très influentes.

Ce lâcher prise relatif ne signifie pas laxisme pour autant : nous devons profiler les dites communautés pour pouvoir mettre en perspective qui pense quoi, tout en assumant de ne pas maîtriser l’échantillon source comme auparavant. Autre révision que nous impose la révolution digitale : pratiquer une écoute active, plutôt que poser tant de questions à nos répondants. Bref, « from asking to listening » comme disent nos amis outre-Manche !

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